Tumeurs de la paupière : traitement chirurgical

De nombreux types de tumeurs (lésions ou excroissances) sont susceptibles d’apparaître au niveau des paupières. Le diagnostic en est essentiel, notamment pour déterminer leur nature maligne ou, au contraire, bénigne. Si la prise en charge médicale est possible pour certaines tumeurs des paupières, d’autres nécessitent une intervention chirurgicale, à des fins esthétiques, fonctionnelles, ou pour éviter la propagation d’un cancer.

Chirurgie des tumeurs de la paupière : qu’est-ce que c’est ?

Il existe de très nombreux types de tumeurs palpébrales. Elles peuvent être bénignes ou, au contraire, présenter un caractère cancéreux.

Les premières peuvent avoir des origines variées : virale (Molluscum), physiologique (Xanthélasma, hémangiome…), inflammatoire (chalazion) etc.

Pour leur part, les tumeurs des paupières malignes trouvent souvent leur origine dans une exposition aux rayons solaires trop fréquente et sans protection (crème adaptée, lunettes de soleil).

Le carcinome baso-cellulaire (CBC) représente 90% des cas de cancer des paupières.

Plus rare (environ 5% des cas), le carcinome épidermoïde se développe aussi aux dépens des cellules épidermiques mais est généralement plus agressif, avec un risque métastatique élevé.

Enfin, le carcinome sébacé est une tumeur maligne qui se développe au niveau des glandes sébacées et les mélanomes cutanés correspondent à l’évolution pathologique d’un grain de beauté.

Dans certains cas, en particulier lorsque le diagnostic est évident et que le caractère bénin de la tumeur est avéré, un traitement médical peut être suffisant. Néanmoins, souvent, un traitement chirurgical de la tumeur palpébrale doit être pratiqué.

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Dans quels cas avoir recours à la chirurgie des tumeurs de la paupière ?

Certaines tumeurs des paupières sont aisément diagnostiquées par un spécialiste. C’est notamment le cas du Molluscum, qui peut régresser spontanément, sans aucun traitement. Le Xanthélasma, accumulation locale et plane de cholestérol sous la peau, peut parfois être pris en charge par un simple traitement laser, sans chirurgie. Certains hémangiomes (prolifération anormale des vaisseaux sanguins sous cutanés) peuvent être soignés par cryothérapie, injection de corticoïdes ou thérapie laser.

Mais cela n’est pas toujours le cas et une intervention est parfois nécessaire, tout comme pour le chalazion, lorsque l’inflammation initiales des glandes de Meibomius, situées sous les paupières, a abouti à la formation d’un kyste palpébral.

Lorsque la nature de la tumeur est moins claire au diagnostic clinique, la chirurgie devient alors la seule option.

Elle peut être pratiquée à des fins de prélèvement (biopsie), pour permettre une analyse histologique de la tumeur et préciser son caractère cancéreux ou non.

D’autres fois, il peut être décidé de retirer d’emblée l’intégralité de la tumeur, qui est ensuite analysée dans son ensemble au laboratoire.

Enfin, même dans le cas de tumeurs bénignes, une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire, lorsque la gêne fonctionnelle ou esthétique engendrée est trop importante.

Comment se passe la chirurgie d’une tumeur de la paupière ?

 

Traitement chirurgical d’une tumeur de la paupière en pratique

Les modalités de l’intervention sont variables. Elle peut parfois se dérouler en chirurgie ambulatoire ou nécessiter une courte hospitalisation. Selon les cas, l’anesthésie est locale ou générale et l’opération se fait soit au bloc soit en consultation. C’est le diagnostic clinique initial qui détermine ces différents éléments et guide le choix du praticien sur l’organisation générale du traitement.

 

Déroulement de la chirurgie d’une tumeur de la paupière

Les gestes opératoires réalisés au cours de la chirurgie peuvent être de natures diverses.

Il peut s’agir d’une ablation partielle de la tumeur, pour analyse histologique.

Dans d’autres cas, le chirurgien procède à une exérèse totale.

De même, l’ampleur des atteintes palpébrales de l’intervention est variable, avec une ablation partielle ou totale de la paupière. Ainsi, une part du temps opératoire peut être dédiée à de la reconstruction esthétique, en procédant à des greffes de peau, de muqueuses ou de cartilage. Les greffons sont alors prélevés sur le patient lui-même, selon les cas au niveau des paupières, du visage, derrière l’oreille ou dans la cavité buccale. Enfin, il est possible que les gestes chirurgicaux s’étendent à d’autres zones, notamment les canalicules lacrymaux ou le sac lacrymal.

Suites opératoires et post-opératoires de la chirurgie des tumeurs de la paupière

De manière générale, la paupière opérée est enflée et douloureuse les premiers jours. Un traitement antalgique adapté est prescrit pour assurer au patient le maximum de confort au cours de cette période.

Pour le reste, ce sont principalement les résultats de l’analyse histologique qui conditionnent les suites opératoires. Si la tumeur était bénigne, il suffit de suivre la cicatrisation. A l’inverse, dans le cas de tumeurs cancéreuses, des traitements complémentaires peuvent s’avérer nécessaires, en particulier des séances de radiothérapie ou chimiothérapie selon les cas.

Risques et complications de la chirurgie des tumeurs de la paupière

Il existe une grande variété d’interventions chirurgicales possibles, en fonction du type de tumeurs, de leur taille etc. Ainsi, les risques et complications peuvent prendre des formes variées.

Il peut s’agir d’évènements peropératoires, comme des hémorragies, alors traitées immédiatement par ligature ou cautérisation.

Des atteintes nerveuses et musculaires sont aussi possibles en théorie, induisant alors une insensibilité ou des troubles moteurs lors de l’ouverture ou de la fermeture de la paupière.

Parfois, la cicatrisation s’accompagne d’une rétractation de la paupière vers l’intérieur de l’œil (entropion) ou, à l’inverse, vers l’extérieur (ectropion). Cela peut alors nécessiter une intervention chirurgicale secondaire.

Dans tous les cas, les infections sont rares et classiquement bien prises en charge par

Quand l’intervention a été étendue au trajet des canalicules lacrymaux ou au sac lacrymal, il est alors possible que s’installe un larmoiement, temporaire ou définitif.

Question fréquente : qu’est-ce qu’un chalazion et comment le traiter ?

Les larmes sont constituées d’une phase aqueuse et d’une phase lipidique (« grasse »). Cette dernière est appelée « meibum ». Elle est fabriquée par les glandes de Meibomius, situées sous les paupières. Son rôle est notamment d’éviter l’évaporation trop rapide du film lacrymal, qui conduirait sinon à de la sécheresse oculaire. Il peut arriver que les glandes de Meibomius soit le siège d’une inflammation, stade initial de cette pathologie appelée chalazion. Le traitement peut alors être médical mais, l’évolution peut aussi se faire vers une forme enkystée, non inflammatoire. La chirurgie est alors souvent nécessaire pour remédier à la gêne esthétique et fonctionnelle induite.

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