Laser Smile à Paris

Le SMILE est l’une des techniques de chirurgie réfractive les plus récentes pour traiter la myopie. Elle repose sur le même principe que le Lasik mais elle est moins invasive, ce qui a une incidence sur les suites et les possibles complications post-opératoires.

Dans quels cas avoir recours au SMILE ?

Le SMILE (SMall Incision Lenticule Extraction) est une technique de chirurgie réfractive pratiquée depuis 2010 pour traiter la myopie.

Comme la PKR et le Lasik, techniques qui l’ont précédé, le SMILE repose sur le principe d’un remodelage de la cornée pour corriger les défauts qui l’affectent : en l’occurrence, une courbure trop prononcée, responsable de la myopie.

Mais contrairement à la technique du Lasik, qui implique la réalisation d’un volet cornéen sur l’épithélium, en surface de la cornée, le SMILE consiste en une découpe d’un lenticule intra stromal, qui est ensuite détaché et retiré. Sa forme varie en fonction de l’intensité de la myopie. Il est extrait par une mini incision sur la surface de la cornée.

Cette découpe du lenticule est réalisée au laser Femtoseconde, qui offre des garanties de rapidité et de grande précision. On évite ainsi la création d’un capot cornéen et, du même coup, tous les risques qui lui sont associés.

 

À l’heure actuelle, la technique du SMILE est indiquée pour les patients :

  • myopes allant de -0,75 dioptries à -10 dioptries, avec ou sans astigmatisme (jusqu’à 5 dioptries) ;
  • ne présentant aucune anomalie de la cornée ;
  • ayant une vision stabilisée ;
  • avec une cornée fine, contrairement au Lasik pour lequel c’est une contre-indication ;
  • souffrant d’une sécheresse des yeux.

Un bilan pré-opératoire complet est nécessaire pour poser au mieux l’indication opératoire.

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Comment se déroule l’opération laser SMILE ?

 

Le laser SMILE en pratique

Comme la plupart des chirurgies au laser, le SMILE est totalement indolore.

L’intervention est réalisée en ambulatoire, après instillation de gouttes anesthésiantes dans les yeux.

Les deux yeux sont opérés au cours du même temps opératoire. L’ensemble de l’intervention dure une vingtaine de minutes.

Le patient peut rentrer à domicile dans les heures qui suivent l’intervention mais il doit être accompagné car la récupération visuelle complète n’est pas immédiate.

Déroulement

L’intervention se déroule en quatre temps et est réalisée à l’aide d’un Laser Femtoseconde :

  • L’opérateur pose à la surface de la cornée une sorte de lentille permettant le centrage précis du traitement laser. On appelle cela le docking. L’œil est alors immobilisé par un phénomène de succion pour éviter tout mouvement intempestif qui pourrait compromettre le résultat. Le patient ressent une sensation de pression et ne voit plus rien.
  • Avec le laser Femtoseconde, le chirurgien découpe et sculpte dans la cornée un lenticule intra-stromal. Ce lenticule correspond à la partie de la cornée qui est retirée lors de son remodelage dans la technique du Lasik ou de la PKR.
  • Puis le lenticule est détaché de la cornée, qui s’aplatit. 
  • Enfin, l’opérateur extrait ce lenticule à la pince par la micro-incision créée pour la découpe.

À la fin de l’intervention, des gouttes d’un collyre antibiotique et anti inflammatoire sont instillées dans les yeux pour prévenir toute infection.

Quelles sont les suites opératoires et post-opératoires ?

Les suites opératoires de la technique du SMILE sont très proches de celles de la PKR ou du Lasik.

Elles sont marquées par :

  • La persistance d’un léger voile devant les yeux dans les premières heures qui suivent l’intervention. Il se dissipe rapidement. Dès le lendemain, ou au maximum dans les deux jours, l’autonomie visuelle est rétablie.
  • Des larmoiements et sensations de picotements, comme la présence de sable dans les yeux, pendant quelques heures, avant atténuation.
  • Des consignes de prudence pour protéger les yeux : les frottements doivent être évités pendant une semaine.
  • Toute activité sportive violente et les sports de piscine sont contre-indiqués pendant un mois, pour éviter tout risque de choc ou d’infection.

Risques et complications

Le SMILE présente moins de risques d’effets secondaires et de complications que le Lasik puisque la technique est moins invasive.

En particulier, tous les inconvénients liés à la découpe du volet cornéen sont évités :

  • La sécheresse oculaire est moindre qu’en cas de Lasik puisque les nerfs cornéens ont été préservés, la cornée n’ayant pas été découpée. Sa sensibilité est donc préservée et la diminution de la sécrétion de larmes est évitée.
  • Le risque d’ectasie post-opératoire est bien moindre : il s’agit d’une déformation de la cornée, qui peut survenir plusieurs années après la chirurgie. Elle s’amincit et se courbe exagérément. C’est une complication rare avec le Lasik, mais redoutable. Avec le SMILE, la résistance cornéenne est plus importante et empêche en principe cette complication.
  • Les complications liées à un possible déplacement post-opératoire du volet cornéen, par exemple à la suite d’un frottement ou d’un choc, sont écartées puisque le SMILE n’implique pas la réalisation d’un tel capot. C’est un avantage important pour les patients qui ont une activité professionnelle ou pratiquent des sports qui les exposent à des chocs et qui n’ont pas à craindre les conséquences d’un traumatisme au niveau des yeux.

 

En revanche, la technique du SMILE présente des inconvénients qui lui sont propres :

  • Si la récupération d’une autonomie visuelle complète est aussi rapide qu’avec le Lasik, la récupération de la qualité de vision est légèrement plus longue. En particulier, un voile peut persister un peu plus longtemps et le patient peut être contraint de fournir davantage d’efforts pour la vision de près. Mais à un mois de l’intervention, les niveaux de vision obtenus par le SMILE et le Lasik se valent.
  • Les retouches sont rarement nécessaires après une chirurgie au SMILE. Mais dans ce cas, il sera plus délicat de réintervenir qu’après un Lasik. En effet, avec le Lasik, il est toujours possible de soulever à nouveau le volet cornéen pour accéder à la cornée et la resculpter. Dans le cas d’un SMILE, il faudra réaliser une retouche par la technique de la PKR, seule possible. Le patient devra donc subir les suites de cette nouvelle intervention, dont on sait qu’elles sont plus douloureuses et moins brèves.
  • Enfin, le SMILE étant réservé au traitement chirurgical de la myopie, il n’épargnera pas au patient, devenu presbyte avec l’âge, d’avoir recours au traitement laser classique pour traiter la presbytie, s’il ne veut pas porter de lunettes.

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