Chirurgie réfractive à Paris

Corriger les troubles visuels réfractifs autrement que par le port de lunettes est l’une des principales motivations pour recourir à la chirurgie réfractive. Voici les points principaux à connaître sur ces interventions courantes, aux excellents résultats.

Qu’est-ce que la chirurgie réfractive ?

La chirurgie réfractive désigne les interventions ophtalmologiques destinées à corriger différents troubles visuels en rapport avec des défauts de la réfraction. Elle permet au patient de se passer de correction par lunettes ou lentilles de contact.

 

Quels troubles visuels ?

Les troubles visuels concernés sont :   

  • la myopie, qui affecte la vision de loin en raison d’une cornée trop bombée ;
  • l’astigmatisme, à l’origine d’une impression de flou, quelle que soit la distance de vision, en raison d’une cornée trop ovale ;
  • l’hypermétropie, qui cause une vision floue de près en raison d’une cornée trop plate ;
  • la presbytie, qui gêne la vision de près en raison du vieillissement du cristallin, lentille essentielle pour l’accommodation.

Quel que soit le trouble visuel concerné, la chirurgie consiste à intervenir sur la cornée, pour en modifier la courbure, ou sur le cristallin.

 

Quelles techniques ?

Le laser est la technique la plus fréquente, notamment pour les défauts de vision modérés. Il en existe plusieurs selon l’indication :

Dans les cas où l’usage du laser n’est pas indiqué ou quand le défaut de vision est plus prononcé, la pose d’implants intra-oculaires est possible (implants phake ou PRELEX).

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À qui s’adresse la chirurgie réfractive ?

Certaines conditions doivent être réunies :

  • une stabilisation de la vision depuis au moins un an, idéalement trois, chez des patients âgés d’au moins 20 ans ;
  • un défaut de vision faible ou modéré pour le laser.

Les contre-indications à la chirurgie réfractive concernent environ 20% des patients :  

  • une pathologie susceptible de déformer la cornée, comme la cataracte ou le kératocône ;
  • une sécheresse oculaire importante ;
  • la grossesse, dans la mesure où elle peut faire fluctuer transitoirement la vision.

D’autres sont plus relatives et n’interdisent le recours qu’à certaines techniques en particulier :

  • une cornée trop fine ou trop irrégulière contre-indique notamment les interventions nécessitant un remodelage en profondeur comme au Lasik ou au SMILE ;
  • un défaut de vision très prononcé pour le laser (en revanche, ce n’est pas une contre-indication pour les implants) ;
  • la pratique de sports de combat en raison des risques de choc après Lasik ou pose d’un implant.

Comment se déroule la chirurgie et quelles en sont les suites ?

Le déroulement varie en fonction du type d’intervention, mais certaines modalités sont communes :

  • intervention en ambulatoire ;
  • anesthésie topique, c’est-à-dire locale par instillation de collyre anesthésiant ;
  • durée d’une vingtaine de minutes pour les deux yeux.

Pour la chirurgie au laser, les deux yeux sont opérés en même temps. Pour la pose d’implants intra-oculaires, chaque œil est opéré séparément, à une semaine minimum d’intervalle.

Des collyres antibiotiques sont prescrits et les yeux doivent être protégés dans les suites immédiates.

 

Les interventions au laser (PKR, Trans-PKR, Lasik et Smile)

  • Pour la PKR, le chirurgien débride manuellement la cornée pour retirer l’épithélium, sa couche superficielle. Puis il façonne la cornée avec le laser Excimer.
    Dans sa variante plus récente, la Trans-PKR, les deux étapes sont réalisées au laser Excimer.
    Les suites opératoires immédiates sont marquées par des douleurs à type de picotements et de brûlure pendant plusieurs jours, avec larmoiement. La récupération visuelle se fait en deux à trois jours.

  • Pour le Lasik, un volet cornéen est découpé au microkératome mécanique ou au laser Femtoseconde, puis le chirurgien façonne la cornée en fonction du défaut à corriger avec le laser Excimer. Les suites sont moins douloureuses et la récupération plus rapide.

 

  • Pour le SMILE, la modification de la cornée est réalisée par la découpe d’un lenticule cornéen avec le laser Femtoseconde. Les suites sont encore plus simples qu’après un Lasik mais la récupération visuelle un peu plus tardive.

 

Les implants intra-oculaires

Après une incision minime sur la cornée, l’opérateur insère un implant :

  • entre l’iris et le cristallin quand il s’agit d’implants phake,
  • en remplacement du cristallin avec la technique Prelex, réservée au traitement de la presbytie.

La récupération visuelle est rapide, au bout de quelques jours.

Quels sont les bénéfices, risques et complications de la chirurgie réfractive ?

Le principal bénéfice de la chirurgie réfractive est de permettre au patient de se passer de lunettes ou de lentilles cornéennes.

La chirurgie réfractive est bien rodée et donne d’excellents résultats mais des complications, plus ou moins importantes, peuvent survenir. Constituent des complications fréquentes mais non graves :

  • la sécheresse oculaire ;
  • la perception de halos lumineux, sortes d’auréoles autour d’un point lumineux ;
  • une sous- ou sur-correction et parfois une récidive du trouble visuel initial.

Plus rarement, des complications graves se produisent :  

  • infection de la cornée ;
  • inflammation, surtout en cas d’utilisation du Lasik, qui peut être traitée par des corticoïdes ;
  • invasion épithéliale, caractérisée par la multiplication de cellules sous le volet cornéen créé par le Lasik ;
  • déplacement du volet après Lasik ;
  • aggravation du défaut de vision, dont la haze, complication de la PKR ;
  • altération de la vision de nuit ;
  • vision dédoublée (diplopie) ;
  • opacification de la cornée ;
  • ectasie de la cornée, consistant en une déformation en raison de la fragilisation de la cornée, après un Lasik et qui survient dans les deux ans de l’intervention.

Quel prix pour la chirurgie réfractive ?

Le prix est très variable en fonction du trouble à corriger et de la technique utilisée.

On compte en moyenne de 2 000 à 3 000 € pour les deux yeux. Les interventions faisant intervenir des technologies plus pointues, comme le PRELEX ou les implants phake, peuvent coûter jusqu’à 6 000 €.

La chirurgie réfractive ayant une visée esthétique, elle n’est pas prise en charge par la sécurité sociale. Tous les frais restent à la charge du patient et il ne peut bénéficier d’un arrêt de travail.

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