Opération laser PKR à Paris

La PKR est l’une des plus anciennes techniques de chirurgie réfractive au laser puisqu’elle est pratiquée depuis les années 90. Elle est sûre et simple mais ses suites sont plus longues et un peu plus douloureuses qu’une chirurgie au Lasik.

Dans quels cas avoir recours à la PKR ?

La PKR, ou photokératectomie à visée réfractive, est une technique chirurgicale, datant des années 90, qui permet le remodelage de la cornée pour corriger certains troubles visuels affectant la réfraction.   

Contrairement au Lasik qui intervient en profondeur après la découpe d’un volet cornéen sur l’épithélium, la PKR est un laser de surface. Elle est particulièrement indiquée pour les patients qui ont une cornée fragilisée par une épaisseur insuffisante ou une asymétrie. C’est aussi la technique la plus adaptée en cas d’activités sportives ou professionnelles qui exposent à des chocs au niveau des yeux.

La PKR est principalement utilisée pour corriger les troubles de la vision faible, par exemple de – 0,75 à – 5 dioptries pour la myopie ou jusqu’à 2 dioptries pour l’astigmatisme. Les défauts plus prononcés nécessitent une intervention plus en profondeur, pour laquelle le Lasik sera plus indiqué.

La PKR tend aujourd’hui à être remplacée par sa variante, la Trans-PKR.

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Comment se déroule l’opération laser PKR ?

 

La chirurgie en pratique

L’intervention se déroule en ambulatoire, sous anesthésie topique, c’est-à-dire par l’instillation de gouttes dans les yeux. L’opération porte généralement sur les deux yeux en même temps. Elle dure une dizaine de minutes pour les deux yeux, le patient étant allongé, la tête maintenue par un cale-tête.  Le patient devra fixer un point vert durant quelques secondes. L’intervention est totalement indolore et peu traumatisante psychologiquement pour le patient. Des lentilles thérapeutiques pour faciliter la cicatrisation et diminuer la douleur sont positionnées sur les yeux à la fin de l’intervention. Le patient peut rentrer accompagner en voiture ou en taxi mais sera dans l’incapacité de prendre les transports en commun.

Déroulement

La PKR se déroule en deux temps.

  • L’ophtalmologiste ôte la couche épithéliale de surface en la « pelant » après avoir anesthésié l’œil avec des gouttes : on parle de débridement manuel de l’épithélium. Il peut ainsi accéder au stroma, tissu situé plus en profondeur. Il s’agit donc d’une technique différente du Lasik (et moins invasive) qui impose de découper un volet cornéen pour accéder au stroma. Le débridement peut se faire à l’aide d’un scarificateur ou crosse de hockey ou avec de l’éthanol ou alcool à brûler.
  • Puis, avec le laser Excimer, il sculpte le tissu cornéen stromal superficiel pour modifier la forme de la cornée. Il peut ainsi corriger les excès de courbure ou, à l’inverse, les formes trop plates.

 

En fin d’intervention, une lentille pansement de protection est posée sur l’œil et doit être conservée entre le 4ème et le 5ème jour post-opératoire.

Dans les quelques jours qui suivent l’intervention, l’épithélium se reforme naturellement et vient recouvrir normalement la cornée.

La variante de cette technique, la Trans-PKR, est réalisée pour les deux étapes avec le laser Excimer.

Suites opératoires et post-opératoires

Le principe de la PKR repose sur la création artificielle d’un ulcère de la cornée, qui présente quelques inconvénients.

Une photophobie (gêne oculaire à la lumière) et des douleurs ou picotements, qui peuvent être importants, apparaissent dans les heures suivant l’intervention, ainsi que des larmoiements et durent environ 24 à 36 heures après le laser.

Des collyres antibiotiques, anti-inflammatoires et lubrifiants sont prescrits et doivent être administrés pendant 3 semaines minimum.

La vision reste trouble et voilée plusieurs jours et il faut compter une à deux semaines pour récupérer une totale autonomie visuelle. Dans les cas les plus longs, cela peut durer jusqu’à 3 semaines.

Certains gestes ou activités doivent être évités dans un délai de 10 jours après l’opération :

  • se frotter les yeux ;
  • exercer des activités, professionnelles ou de loisirs, qui exposent à un risque de choc au niveau des yeux ;
  • se maquiller ;
  • mettre la tête sous l’eau.

 

A partir du 5ème jour post-opératoire, la lentille pansement est retirée et la cicatrisation de l’épithélium est vérifiée par le praticien.

Puis un rendez-vous 6 à 8 semaines après sera à prévoir pour un contrôle ophtalmologique.

Quels sont les effets secondaires et les complications de l’opération PKR ?

La PKR présente l’avantage d’être sûre et simple. Mais la gêne et les douleurs sont plus importantes pendant quelques jours, et la récupération visuelle moins rapide qu’avec le Lasik.

 

Effets secondaires et complications liés à toute chirurgie au laser

Quelques effets secondaires et complications, qui ne sont pas spécifiques à la PKR mais affectent toutes les interventions au laser, peuvent être constatés :

  • Une sècheresse oculaire, facilement traitée par un collyre lubrifiant, mais qui peut perdurer jusqu’à une année. C’est la raison pour laquelle les interventions au laser ne sont pas indiquées pour les patients qui, de façon chronique, souffrent de sécheresse oculaire importante.
  • Des halos ou des sensations d’éblouissement, qui peuvent être particulièrement gênants la nuit, notamment pour la conduite automobile. Ces effets peuvent durer quelques mois avant de s’améliorer, voire rester permanents dans de très rares cas.
  • Une correction imparfaite, qui peut être retouchée.
  • Un décentrement en raison des mouvements de l’œil pendant l’opération. Cette complication peut être évitée grâce à un système optique, l’Eye-Tracker, qui surveille les mouvements des yeux et adapte le centrage en fonction.

 

Au-delà de ces effets secondaires, souvent temporaires, des complications plus durables restent possibles, bien qu’exceptionnelles :

  • Une sensation de diminution de l’acuité visuelle par rapport à la vision obtenue avec des lunettes.
  • Une infection, risque exceptionnel qui peut être prévenu par l’administration des collyres antibiotiques prescrits en post-opératoire.
  • Une ectasie qui consiste en une déformation de la cornée, à distance de l’acte (généralement dans les deux ans). C’est une complication d’autant plus exceptionnelle que les patients qui y sont sujets, en raison d’une cornée fragilisée, sont souvent dépistés au moment du bilan pré-opératoire, et l’indication d’une chirurgie au laser est alors écartée.

 

Quels sont les effets secondaires et les complications spécifiques de la chirurgie PKR ?

Le haze est une complication directement liée à la technique. Lors de la phase de cicatrisation qui fait suite au « pelage » de l’épithélium, il apparaît une sorte de voile cicatriciel sur la cornée. Ce voile peut provoquer une baisse de la vision. Il peut être traité par instillation de collyre à la cortisone. La survenue de cette complication nécessite parfois une réintervention.

La récupération visuelle étant moins rapide qu’avec le Lasik, le patient doit s’attendre à une interruption de ses activités professionnelles d’une durée de 5 jours. C’est un point important à connaître car la chirurgie réfractive au laser étant considérée comme une opération de confort, le patient ne peut bénéficier d’un arrêt de travail. En effet, cette chirurgie n’est pas prise en charge par la sécurité sociale.

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