Opération de l’hypermétropie à Paris

L’hypermétropie est un trouble visuel qui affecte des patients de tous âges et gêne la vision de près, en raison d’un défaut de courbure de la cornée ou du cristallin. Pour éviter le port de lunettes, plusieurs options chirurgicales sont possibles.

Dans quels cas avoir recours à l’opération de l’hypermétropie ?

L’hypermétropie est un trouble de la réfraction dû à un œil trop court ou à une cornée ou un cristallin trop plat. De ce fait, au lieu de converger en un point unique sur la rétine, les faisceaux lumineux se focalisent en arrière, produisant une vision floue de près.

Le sujet hypermétrope est obligé de fournir des efforts permanents d’accommodation pour voir correctement. Si le trouble est faible ou modéré, il peut éviter le port de lunettes, sauf si les efforts d’accommodation deviennent trop importants et génèrent une fatigue ou des maux de tête.

Avec l’âge et l’arrivée de la presbytie, dès la quarantaine, la vision de près est altérée de façon encore plus importante, et le patient peut aussi avoir du mal à voir de loin. Les facultés d’accommodation diminuent avec le temps, le cristallin perdant de son élasticité.

Dans tous ces cas, et quand l’hypermétropie est de plus de 3 dioptries, une correction par lunettes ou lentilles cornéennes s’impose pour bien voir de près.

Le patient peut aussi avoir recours à la chirurgie. Deux options chirurgicales sont possibles :

  • La chirurgie au laser, avec des variantes en fonction des autres troubles visuels éventuellement associés à l’hypermétropie.
  • La pose d’implants.
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Comment se déroule l’opération de l’hypermétropie ?

 

L’opération de l’hypermétropie par laser  

L’opération de l’hypermétropie est indiquée pour les patients :

  • hypermétropes de moins de 8 dioptries,
  • dont la vision est stabilisée,
  • dont le cristallin est encore transparent (et non opaque, comme c’est le cas dans la cataracte),
  • qui ne présentent pas de contre-indication au laser, c’est-à-dire une sécheresse oculaire importante ou une anomalie de la cornée.

 

Elle est réalisée en un temps opératoire, en ambulatoire et sous anesthésie topique, par l’instillation de gouttes anesthésiantes.

L’objectif est d’intervenir sur la forme de la cornée par remodelage, pour lui donner une courbure qui augmentera sa puissance. De cette manière, les faisceaux lumineux seront correctement dirigés sur la rétine pour former une image nette.

Deux options sont possibles :

  • La PKR, un laser de surface qui se déroule en deux temps : un débridage manuel de l’épithélium, situé sur la surface de la cornée, puis un modelage du stroma cornéen par laser Excimer. Sa variante, le trans-PKR, est une chirurgie 100% laser, sans débridage manuel. L’épithélium qui a été « pelé » (ou photoablaté par laser) se reforme rapidement.
  • Le Lasik, en deux étapes successives : utilisation d’un microkératome mécanique ou d’un laser Femtoseconde pour découper un volet sur la cornée permettant d’accéder aux couches plus profondes, puis utilisation du laser Excimer pour sculpter la cornée et lui donner une courbure plus prononcée.

Une variante du Lasik, le Presbylasik, est indiquée pour les patients atteints à la fois d’hypermétropie et de presbytie.

La chirurgie de l’hypermétropie par la pose d’implants

Plutôt que d’intervenir sur la cornée, il peut être plus indiqué, chez certains patients, d’intervenir sur le cristallin.

C’est notamment le cas pour les patients :

  • Hypermétropes forts puisque pour eux, la chirurgie par Lasik n’est pas indiquée.
  • De plus de 40 ans puisqu’à cet âge, le cristallin commence à perdre de sa tonicité.
  • Atteints de cataracte puisque dans ce cas, le cristallin n’est plus clair mais s’opacifie.

 

Deux options sont possibles pour la pose d’implants :

  • le cristallin est conservé : il est juste ajouté un implant de puissance positive dans la chambre antérieure ou postérieure pour assurer la correction nécessaire. Mais l’œil hypermétrope ayant la particularité d’être court, il n’est pas toujours aisé d’insérer un implant dans un espace réduit. C’est pourquoi cette option est relativement rare pour traiter l’hypermétropie.
  • le cristallin est retiré par la technique de la phacoémulsification et remplacé par un implant dont le type dépend des éventuels troubles visuels associés à l’hypermétropie. Selon les cas, l’implant pourra donc être monofocal ou multifocal.

Quelles sont les suites opératoires et post-opératoires de la chirurgie de l’hypermétropie ?

Selon le type d’intervention (laser ou pose d’implants), les suites seront un peu différentes mais de manière générale, elles sont plutôt simples.

 

Les suites de la PKR ou du Lasik :

La récupération de l’autonomie visuelle est très rapide. Après une courte période de larmoiements et une petite gêne, s’apparentant à des picotements, la vision redevient nette dès le lendemain de l’intervention. A noter que les suites sont un peu plus douloureuses pour la PKR puisqu’elle suppose un pelage de l’épithélium qui met quelques jours à se reformer.

Il est préférable de bien protéger les yeux dans les premiers jours pour éviter les frottements ou les chocs. Des collyres anti inflammatoires et antibiotiques sont prescrits pendant quelques jours, ainsi qu’un collyre lubrifiant pour contrebalancer l’effet « œil sec », notamment après un Lasik.

Une interruption des activités professionnelles et personnelles nécessaire pendant 5 jours lorsqu’il s’agit d’une PKR.

Il faut éviter maquillage, sport et eau dans les yeux les 10 jours qui suivent l’intervention.

Opération de l’hypermétropie : risques et complications

Ils sont différents selon l’intervention pratiquée mais de manière générale, ils sont rares.

Quel que soit le laser utilisé, les principales complications sont :

  • des halos ou sensations d’éblouissement, particulièrement gênants en vision nocturne ;
  • des imperfections de correction nécessitant une retouche ;
  • une sécheresse oculaire qui peut être importante et persister quelques mois ;
  • une infection, complication très rare ;
  • une diplopie, c’est-à-dire une vision dédoublée ;
  • une ectasie cornéenne, consistant en une déformation de la cornée dans les deux ans qui suivent la chirurgie. Là encore, c’est une complication rare.

 

Le Lasik impliquant la découpe d’un volet cornéen, des complications spécifiques peuvent se produire :

  • des problèmes de cicatrisation ;
  • la formation de plis ou un déplacement post-opératoire du volet ;
  • une kératite lamellaire diffuse due à une inflammation sous le volet cornéen, avec des manifestations à type de sensation de sable dans les yeux ;
  • une invasion épithéliale, consistant en un passage anormal des cellules composant l’épithélium dans la cornée.

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