Cataracte secondaire : définition, symptômes, chirurgie

La cataracte secondaire correspond à une opacification de la capsule qui contient le cristallin. Elle est susceptible de se déclencher quelques années après le remplacement de ce dernier par un implant, pour remédier à sa perte de transparence sous l’effet de l’âge. Le plus souvent entre 1 et 5 ans après l’intervention.

Qu’est-ce que la cataracte secondaire ?

La cataracte proprement dite se définit par une diminution de la transparence du cristallin. Cette lentille naturelle de l’œil, avec la cornée, permet normalement de modifier la direction des rayons lumineux, afin qu’ils viennent se focaliser à la surface de la rétine où les images se forment, avant d’être transmises au cerveau.

Mais, la plupart du temps sous l’effet de l’âge, des modifications de l’agencement des molécules qui constituent le cristallin conduisent à son opacification progressive. Environ un patient sur deux présente une cataracte à l’âge de 60 ans et 2 sur 3 à l’âge de 70 ans.

Chez les individus atteints de cataracte, la vue se trouble et, à terme, le seul traitement possible consiste en une intervention chirurgicale. Au cours de celle-ci, le sac cristallin, capsule qui contient le cristallin, est incisé. Après destruction du cristallin par des ultrasons (« phaco-émulsification »), un implant est alors introduit. Cette lentille artificielle est adaptée aux besoins de correction optique du patient. Elle permet par ailleurs à la lumière d’atteindre de nouveau la rétine normalement, puisqu’elle est complètement transparente.

Quelques années plus tard, chez certains patients, l’arrière du sac cristallin peut avoir tendance à s’opacifier, C’est la cataracte « secondaire » ou OCP (Opacification Capsulaire Postérieure) ou capsulose.

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Comment se manifeste la cataracte secondaire ? Symptômes

La cataracte secondaire est un phénomène indolore qui n’induit pas de rougeurs oculaires. Elle se traduit principalement par une diminution progressive de l’acuité visuelle, de près comme de loin, quelques mois ou quelques années après une chirurgie de la cataracte. Les éblouissements sont aussi fréquents lors de l’exposition à la lumière du soleil ou quand le patient conduit la nuit. Certains sujets ont aussi parfois une sensation de vision dédoublée et d’autres perçoivent moins bien les couleurs.

Quelles sont les causes de la cataracte secondaire ?

La cataracte secondaire est également appelée « fibrose capsulaire ». L’opacification du sac cristallin est due à la prolifération de cellules sur sa face postérieure.

Qui est concerné ?

L’OCP est une manifestation fréquente de la chirurgie de la cataracte, qui intervient dans 30 à 50% des cas dans les 5 ans qui suivent l’intervention. Il semblerait que les patients traités jeunes soient davantage touchés, de même que ceux opérés d’une cataracte d’origine traumatique.

Evolution et complications possibles

Si la cataracte secondaire n’est pas prise en charge, la prolifération cellulaire se poursuit et cela peut conduire à une perte totale, mais réversible, de la vision.

Diagnostic et examens à réaliser

Au cours du diagnostic, l’ophtalmologiste mesure l’acuité visuelle du patient, de près comme de loin, avec les verres correcteurs normalement utilisés. L’objectif est de détecter une éventuelle dégradation de la qualité de la vision.

Les yeux du sujet sont aussi examinés à la lampe à fente, après dilatation de la pupille grâce à un collyre spécifique, pour mettre en évidence la perte de transparence du sac cristallin.

Enfin, d’autres examens peuvent être réalisés, en particulier pour détecter de possibles contre-indications au traitement de la cataracte secondaire : DMLA, glaucome, déchirure rétinienne, etc….

Selon le degré d’avancement de l’OCP et son impact sur la vie quotidienne du patient, la décision peut être prise de simplement procéder à une surveillance régulière ou d’entreprendre un traitement au laser.

Cataracte secondaire : traitement laser

Le traitement de la cataracte secondaire se fait en utilisant un laser de type YAG. Il s’agit d’un geste relativement léger, qui dure quelques minutes et qui se fait sous anesthésie locale (gouttes anesthésiantes), après dilatation de la pupille grâce à un collyre spécifique. Cette intervention est réalisée le plus souvent au cabinet et jamais au bloc opératoire.

Le principe est de découper l’arrière du sac cristallin pour en retirer la partie opacifiée. On parle alors de « capsulotomie ». Une fois celle-ci réalisée, après instillation de gouttes anti-inflammatoires, le patient peut regagner son domicile. Il doit pour cela être accompagné par un proche car la dilatation de la pupille peut persister pendant plusieurs heures.

Questions fréquentes sur la cataracte secondaire

 

Est-ce que le traitement de la cataracte secondaire est douloureux ?

Non, absolument pas : il s’agit d’un traitement totalement indolore. Au cours de cette intervention, le patient ressent tout au plus une gêne due à l’éblouissement provoqué par le laser.

Le traitement de la cataracte secondaire comporte-t-il des risques ?

En théorie, comme pour tout geste chirurgical, les risques existent. Ils sont cependant minimes et les complications de l’intervention sont rarissimes. Elles peuvent inclure des réactions inflammatoires, une augmentation de la pression oculaire, des dégâts sur l’implant cristallinien ou son déplacement, la formation d’un œdème maculaire ou encore un décollement ou une déchirure de la rétine. Une fois encore, il s’agit d’épiphénomènes et, dans la plus grande partie des cas, le traitement au laser YAG permet au patient de retrouver une vue normale en quelques jours. Avant cela, il est néanmoins assez fréquent d’avoir une vision légèrement trouble, avec la présence de « corps flottants » dans le champ visuel.

Est-ce que le traitement de la cataracte secondaire est définitif ?

Oui, le résultat du traitement au laser YAG est définitif dans la plus grande partie des cas. Les cas de récidive sont extrêmement rares.

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