Anatomie de l’œil

L’œil humain est un organe complexe dont les principaux éléments se combinent pour assurer la fonction visuelle. Connaître l’anatomie de l’œil, c’est mieux comprendre les défauts qui peuvent affecter la vision et comment y remédier.

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L’anatomie de l’œil en bref

Le globe oculaire a une longueur moyenne de 24 millimètres et un volume d’environ 6,5 cm3.

La structure de l’œil est complexe. Il est composé de :

  • Trois enveloppes : une externe (la sclérotique), une intermédiaire (la choroïde) et une interne (la rétine).
  • Quatre milieux transparents : humeur vitrée, humeur aqueuse, cristallin, cornée.
  • Deux segments : un segment antérieur de la cornée au cristallin (subdivisé en deux chambres, antérieure et postérieure) et un segment postérieur qui comporte l’humeur vitrée, la rétine, la choroïde et la sclère.

La conjonctive tapisse la sclère tandis que les paupières assurent la protection du globe oculaire.

Six muscles oculomoteurs assurent les mouvements de l’œil.

Enfin, l’hydratation et le « nettoyage » de l’œil sont assurés par le système lacrymal. Les glandes lacrymales, sous la paupière supérieure, sont à l’origine de la production des larmes qui, après avoir été réparties sur l’œil grâce au clignement des paupières, s’évacuent par le conduit lacrymal.  Les glandes de meibomius sécrètent les larmes lipidiques permettant ainsi à la larme aqueuse de rester accrocher à l’œil et éviter un larmoiement.

Focus sur la couche externe de l’œil

La couche externe de l’œil est composée de :

  • La sclère : c’est la membrane blanche résistante, d’un à deux millimètres, qui occupe la quasi-totalité de la surface du globe oculaire et assure sa résistance et sa forme. Le nerf optique y est rattaché en arrière. En avant de l’œil, la cornée, sorte de hublot transparent, permet de laisser passer la lumière.
  • Les muscles oculomoteurs, responsables de la mobilité de l’œil. Ils se synchronisent grâce à un système neurologique complexe. En cas de dysfonctionnement, cela entraîne une diplopie.
  • La conjonctive, qui tapisse la sclère.

 

Focus sur la couche intermédiaire de l’œil

La couche intermédiaire est composée de la choroïde, située entre la sclère et la rétine. C’est en quelque sorte la chambre noire de l’œil. Cette membrane est prolongée par les corps ciliaires qui aident le cristallin à accommoder.

En avant de l’œil, la choroïde forme le corps ciliaire au niveau du cristallin. Il est composé :

  • des muscles ciliaires, qui jouent un rôle important dans le processus d’accommodation ;
  • les procès ciliaires qui contribuent à produire et renouveler l’humeur aqueuse, un liquide qui assure le maintien d’une pression oculaire normale.

 

Focus sur la rétine

La rétine recouvre environ les 2/3 de la surface située au fond de l’œil. Elle est composée de multiples fibres nerveuses. Sa structure est complexe puisqu’elle est composée de dix couches successives et de trois zones :

  • la macula, au centre ;
  • la fovéa, au centre de la macula ;
  • la papille optique qui ne comporte pas de récepteur mais dont la fonction est d’assurer la jonction avec le nerf optique.

Elle est maintenue contre la paroi de l’œil grâce à un liquide visqueux : l’humeur vitrée.

La rétine peut être le siège d’anomalies responsables de troubles visuels : rétinite pigmentaire, DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), etc.

Le nerf optique est rattaché à la rétine, en un point appelé papille optique ou « tache aveugle ».

La vision : comment ça marche ?

La vision est un processus complexe qui peut être comparé au fonctionnement d’un appareil photo. Les faisceaux lumineux qui pénètrent dans l’œil sont transformés en signal électrique qui, une fois transmis au cerveau, produisent une image.

Toutes les structures de l’œil ont un rôle à jouer dans ce processus.

 

La pénétration des faisceaux lumineux dans l’œil

Le faisceau lumineux pénètre par l’iris, partie colorée de l’œil qui présente en son centre un orifice, appelé pupille. C’est un muscle dont la fonction consiste à moduler l’ouverture pour réguler la quantité de faisceaux lumineux entrant dans l’œil. L’iris agit comme le diaphragme d’un appareil photo.

 

La réfraction des faisceaux lumineux  

La réfraction est assurée par deux lentilles : la cornée et le cristallin.

La cornée est une lentille d’une épaisseur d’environ 540 microns, de forme ronde. Elle assure la réfraction des 2/3 des rayons lumineux. Elle est composée de cinq couches (épithélium cornéen de surface, membrane de Bowman, stroma, membrane de Descemet, endothélium).

Sa transparence et sa courbure sont deux éléments essentiels pour assurer une vision nette. C’est ce qui permet aux faisceaux de se focaliser correctement sur la rétine, en un point unique. Si la cornée est affectée d’un défaut, des troubles visuels apparaissent :

  • Si la courbure est trop prononcée, la focalisation des faisceaux lumineux se fait en avant de la rétine, causant une vision floue de loin : c’est la myopie.
  • Si la cornée est trop plate, la focalisation se fait en arrière de la rétine, affectant la vision de près : c’est l’hypermétropie.
  • Si la cornée est ovale (et non ronde), la focalisation se fait en plusieurs points au lieu d’un point unique, produisant une vision floue : c’est l’astigmatisme.

Comme la cornée, le cristallin est une lentille. Situé à l’arrière de l’iris, il assure un tiers de la réfraction des faisceaux lumineux.

Composé d’un noyau, d’un cortex et d’une capsule antérieure et postérieure, c’est le principal outil de l’accommodation : en se bombant, il s’adapte en fonction de la distance pour assurer une image nette, de près comme de loin.

Le cristallin peut, tout comme la cornée, être affecté de défauts qui ont un impact sur la vision :

  • Dès la quarantaine, le cristallin perd de sa tonicité et peine à jouer son rôle d’accommodation. C’est ainsi qu’apparaît progressivement la presbytie, qui gêne la vision de près.
  • Avec l’âge, le cristallin, perd sa transparence et devient opaque, ce qui gêne la réfraction des faisceaux lumineux : c’est la cataracte.

 

La réception et la transmission des faisceaux lumineux

La rétine capte les faisceaux réfractés par la cornée et le cristallin, après qu’ils ont traversé l’humeur vitrée. Les couches successives qui composent la rétine transforment ce signal lumineux en signal électrique.

Ce signal va alors être transmis au cortex visuel par l’intermédiaire d’impulsions électriques véhiculées par le nerf optique.

Tous les éléments qui composent l’œil ont donc un rôle précis à jouer et un dysfonctionnement d’un seul d’entre eux suffit à provoquer un trouble visuel réfractif.

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