Chalazion : définition, symptômes, traitement

Pathologie bénigne, le chalazion est une inflammation des glandes de Meibomius, situées sous les paupières. Si son traitement médical est fréquemment suffisant, il peut néanmoins arriver que le chalazion nécessite une intervention chirurgicale.

Qu’est-ce qu’un chalazion ?

La part lipidique du liquide lacrymal, au rôle lubrifiant, est appelée « meibum ». Il est fabriqué par les glandes de Meibomius qui sont situées sous les paupières inférieures et supérieures. Le terme « chalazion » désigne une inflammation de ces glandes. Il s’agit d’une pathologie différente de l’orgelet, qui correspond pour sa part à une infection de la racine d’un cil.

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Comment se manifeste le chalazion ? Symptômes

La formation du chalazion est rapide, de quelques jours à 1 mois. Elle se manifeste par des douleurs, des rougeurs et un gonflement de la paupière. Le patient peut parfois ressentir des démangeaisons.

Quelles sont les causes du chalazion ?

L’orifice des glandes de Meibomius est localisé au niveau des cils. Lorsqu’il s’obstrue, la phase lipidique du liquide lacrymal s’accumule dans les glandes plutôt que d’être libérée dans l’œil. C’est cette accumulation qui est à l’origine du phénomène inflammatoire.

Chalazion : facteurs de risque

Le chalazion est souvent rencontré chez les patients atteints de pathologies cutanées bénignes telles que l’acné, la rosacée et certaines dermatites. Par ailleurs, certains troubles de la vision non pris en charge constituent aussi des facteurs favorisants. Il s’agit notamment de l’hypermétropie chez les petits enfants. Dans ces cas-là, sans que cela n’ait d’explication claire, des études montrent que la correction de l’hypermétropie diminue la fréquence de survenue des chalazions à répétition.

Qui est concerné par le chalazion ?

Même s’il existe des facteurs de risque, le chalazion est une affection qui peut potentiellement toucher tous les individus.

Evolution et complications possibles du chalazion

A l’origine de nature inflammatoire, le chalazion peut parfois évoluer vers une forme chronique qui se traduit par la présence d’un kyste, petite boule persistante indolore au niveau de la paupière. Il peut persister plusieurs mois et une intervention chirurgicale est souvent nécessaire pour l’éliminer, afin de remédier à une gêne fonctionnelle et/ou esthétique.

Diagnostic et examens à réaliser

Réalisé en consultation par le praticien, le diagnostic du chalazion est clinique. Il permet notamment de caractériser plus précisément la pathologie, en particulier pour savoir si elle est en phase inflammatoire (rougeurs, douleurs, gonflement) ou chronique (existence d’un kyste indolore sous la paupière).

Chalazion : traitement

 

Traitement médical

Très fréquemment, le traitement médical du chalazion en phase inflammatoire s’avère suffisant pour le faire disparaître en moins d’un mois. Cette prise en charge non chirurgicale est alors principalement assurée par des pommades anti-inflammatoires (corticoïdes) et antibiotiques, prescrites par le praticien.

Il faudra aussi traiter la cause du chalazion notamment si il rentre dans le cadre d’une rosacée oculaire par exemple.

 

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical du chalazion est recommandé lorsqu’il n’est pas en phase inflammatoire mais s’est enkysté.

Outre son aspect inesthétique, il est alors souvent à l’origine d’une gêne fonctionnelle : fatigue visuelle et sensation de paupière lourde en particulier.

L’intervention a aussi comme objectif d’éviter une éventuelle récidive inflammatoire. Elle n’est cependant pas indiquée dans les cas de chalazion très petits, non visibles à l’œil nu mais perceptibles à la palpation, pour lesquels l’évolution est en général favorable sans traitement. De même, si le chalazion est fistulisé (écoulement, croûte), il convient de poursuivre le traitement médical.

Enfin, dans certaines circonstances, notamment lorsqu’il s’agit de traiter des chalazions multiples, l’injection de corticoïdes peut être une éventualité par rapport à une intervention chirurgicale.

Lorsque, justifiée, l’opération a été planifiée, le chirurgien commence toujours par s’assurer qu’elle est toujours nécessaire, immédiatement avant de procéder. Il est en effet possible que l’évolution récente du chalazion conduise à l’annulation de l’intervention à la dernière minute.  Il s’agit d’un geste chirurgical d’environ ½ heure, réalisé en ambulatoire et sous anesthésie locale. Celle-ci peut éventuellement être accompagnée d’un léger traitement tranquillisant, afin d’assurer le maximum de confort au patient. Le principe est de pratiquer une incision sur la face interne de la paupière pour ensuite procéder au curage du chalazion. Aucune suture n’est ensuite réalisée, ceci afin de faciliter le drainage post-opératoire. En fin d’opération, le chirurgien applique un traitement anti-inflammatoire et met en place un pansement oculaire qui doit être conservé pendant 2 ou 3 heures. Il a pour but de favoriser l’arrêt du saignement post-opératoire. L’apparition d’un hématome est quasi systématique (hématome « palpébral »). Il persiste en général pendant 1 ou 2 semaines. L’application de compresses froides est recommandée les 2 premiers jours. Dans la majeure partie des cas, après traitement chirurgical, la paupière du patient retrouve un aspect normal au bout de 7 jours à 1 mois.

Pour les patients faisant des chalazions à répétition, le traitement de lumière pulsée intense peut être une solution thérapeutique non négligeable. En effet, en réalisation 3 séances à 15 jours d’intervalle, cela diminue le risque de récidive de chalazion de 90% sur une période de 12 à 24 mois. La lumière pulsée intense (IPL) va permettre une amélioration de la qualité des larmes lipidiques de glandes de meibomius. Les larmes étant plus fluide, il y a moins de risque d’obstruction et donc moins de risque de chalazion. Il est primordial de poursuivre les soins de paupières au quotidien pour une efficacité optimale.

Questions fréquentes sur la chirurgie du chalazion

 

Est-ce que la chirurgie du chalazion est une intervention risquée ?

Non, pas plus que de nombreuses autres interventions. Cependant, en théorie, comme pour tout acte chirurgical, il existe des risques. Pour le traitement du chalazion, ils consistent surtout en de possibles infections de la zone opérée et des récidives, observées dans 5 à 10% des cas. Quand elles surviennent, les infections sont bien prises en charge par des antibiotiques. Les risques de récidive sont pour leur part minimisés par une injection de corticoïdes réalisée en fin d’intervention.

 

Faut-il prévoir un arrêt de travail après traitement chirurgical d’un chalazion ?

La plupart du temps, la reprise de l’activité professionnelle peut se faire dès le lendemain. Il peut néanmoins arriver qu’un arrêt de travail soit prescrit. C’est notamment le cas lorsque l’environnement professionnel du patient comporte des risques (poussière, exposition à des produits chimiques etc.).

 

Est-ce qu’une récidive est possible après le traitement chirurgical d’un chalazion ?

Effectivement, le chalazion constitue une pathologie potentiellement récidivante. Ainsi, chez certains patients, la poursuite à vie de soins de paupières spécifiques peut parfois être recommandée, notamment s’ils présentent des facteurs favorisants comme de l’acné, la rosacée ou certains types de dermatites.

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