IA et guidage laser en chirurgie réfractive

par | 26 février 2026

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Chirurgie réfractive | Intelligence artificielle

La précision du guidage laser conditionne directement la qualité du résultat final après chirurgie réfractive cornéenne. Or, si les systèmes actuels de suivi oculaire compensent efficacement certains mouvements involontaires, ils restent pourtant perfectibles et exposent notamment à un risque de décentrage. En plus d’aider à la détection du kératocône, l’intelligence artificielle (IA) apporte une amélioration conséquente en prenant en compte plusieurs repères anatomiques au cours de l’intervention, en réduisant la variabilité inter-opérateurs et en standardisant l’exécution technique.

 

Limites des systèmes actuels de guidage

La précision du geste laser est déterminante pour obtenir un résultat visuel optimal en chirurgie réfractive. A ce titre, les systèmes actuels sont équipés de dispositifs de suivi oculaire qui permettent de compenser les mouvements involontaires de l’œil du patient, comme les clignements ou les micro-déplacements.

Cependant, ces dispositifs fonctionnent de manière « réactive », en ajustant a posteriori la position du faisceau laser, aussi rapide que cela soit.  Par ailleurs, si cette correction améliore grandement la sécurité du traitement, elle présente des limites : les déplacements rapides ou très fins ne sont pas toujours compensés parfaitement, ce qui peut induire de légères erreurs de centrage.

Ces imprécisions, même minimes, sont susceptibles de générer des aberrations optiques post-opératoires et d’impacter la qualité du résultat du traitement, en particulier en conditions de faible luminosité.

 

Comment l’IA améliore le guidage laser ?

Sans permettre de répondre à la limite de systèmes de suivi des mouvements uniquement réactifs, l’intelligence artificielle contribue néanmoins à fiabiliser le guidage laser en intégrant simultanément plusieurs repères anatomiques.

En effet, alors que les systèmes classiques se basent essentiellement sur le suivi pupillaire, l’IA peut aussi prendre en compte d’autres axes de référence, comme l’axe visuel (droite reliant la fovéa, zone centrale de la rétine, au point fixé par le patient) ou le centre de la cornée.

La prise en compte simultanée de ces différents repères réduit les erreurs liées aux variations anatomiques individuelles et limite le risque de décentrage, même lorsque la pupille se contracte ou que la luminosité varie au cours de l’intervention.

De plus, l’intégration de l’IA permet de standardiser l’exécution technique du geste laser en réduisant la variabilité inter-opérateurs. Celle-ci tient au fait que, malgré des protocoles standardisés, chaque chirurgien ophtalmologue peut interpréter un peu différemment certains repères anatomiques (centrage sur la pupille ou l’axe visuel, choix de la zone optique, réglages fins de l’ablation…). Ces différences subtiles peuvent alors induire de petites disparités de résultat final.

L’IA, en intégrant automatiquement plusieurs repères et en uniformisant leur pondération, réduit cette part de subjectivité. Cela contribue à rendre les résultats plus homogènes d’un praticien à un autre et accroît la fidélité entre le plan de traitement défini lors du bilan préopératoire et l’ablation effectivement réalisée.

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