Les patients qui envisagent une opération de la myopie cherchent légitimement à recueillir des avis avant de se décider. Le Dr Romain Nicolau, chirurgien ophtalmologue spécialisé en chirurgie réfractive au laser et aux implants, partage ici son expertise de praticien ainsi que son propre vécu de patient opéré.
Chirurgie réfractive avis : le regard d’un spécialiste du laser et des implants
Depuis le début de son activité chirurgicale en 2013, le Dr Nicolau a pu observer l’évolution considérable des techniques de correction visuelle. Le recul clinique dont disposent aujourd’hui les chirurgiens permet de poser un regard objectif sur les résultats de ces interventions. Pour le LASIK, technique de référence en chirurgie réfractive, le taux de satisfaction atteint 95 %. Ce chiffre reflète la conjonction de plusieurs atouts : une récupération visuelle rapide, souvent en quelques heures, la possibilité de traiter les deux yeux le même jour et des suites opératoires reconnues pour leur simplicité.
Néanmoins, l’avis du chirurgien ne se résume pas à un taux de satisfaction global. Il repose avant tout sur une évaluation individuelle, car chaque œil possède ses particularités anatomiques et fonctionnelles. Un patient présentant une cornée trop fine, une cornée irrégulière ou pratiquant des activités à risque de choc oculaire ne sera pas orienté vers le LASIK. C’est dans ces situations précises que d’autres techniques prennent le relais.
LASIK, PKR, SMILE : trois techniques, une même exigence
Le choix entre LASIK, PKR ou SMILE ne relève pas d’une préférence arbitraire du praticien. Il découle d’une analyse individualisée des caractéristiques oculaires du patient. La PKR, qui ne nécessite pas la création d’un volet cornéen, préserve davantage la structure de la cornée. En contrepartie, la récupération visuelle est plus progressive et les premiers jours postopératoires s’accompagnent d’un inconfort plus marqué. Le SMILE, de son côté, opère à travers une micro-incision et limite la sécheresse oculaire après l’intervention. Chacune de ces techniques présente ainsi ses avantages et inconvénients propres.
Lorsque le laser n’est pas envisageable, notamment en cas de myopie forte, la pose d’implants phaques constitue une alternative efficace. Cette solution consiste à placer une lentille intraoculaire en complément du cristallin naturel, sans modifier la cornée. Le Dr Nicolau, qui reçoit en consultation à Paris, pratique l’ensemble de ces techniques, ce qui lui permet de proposer la solution la mieux adaptée à chaque profil sans être contraint par une seule approche.
De praticien à patient : un témoignage personnel
L’engagement du Dr Romain Nicolau envers la chirurgie réfractive dépasse le cadre de son exercice professionnel. Après avoir porté des lentilles de contact souples durant une vingtaine d’années, le chirurgien a lui-même été confronté aux limites de ce mode de correction. L’apparition d’une sécheresse oculaire marquée, accompagnée d’épisodes répétés de chalazions et d’orgelets, l’a conduit à reconsidérer sa propre situation en 2023.
À l’issue d’un bilan approfondi, son choix s’est porté sur la pose d’implants phaques pour corriger sa myopie. Ce passage de l’autre côté du bloc opératoire confère au spécialiste une compréhension concrète du ressenti de ses patients, tant sur le plan des appréhensions préopératoires que des suites de l’intervention.
Les halos lumineux après implants phaques
Parmi les phénomènes rapportés après la pose d’implants phaques, le Dr Nicolau souligne la perception transitoire de halos lumineux. Ceux-ci sont particulièrement perceptibles en fin de journée, face au soleil couchant, ou sous un éclairage artificiel de type LED. Ces manifestations optiques, inhérentes à l’anatomie spécifique de la lentille implantée, s’estompent progressivement au fil du temps.
Ces halos n’altèrent ni le confort de la vision nocturne, ni la capacité de conduite. Il ne s’agit pas de complications de la chirurgie réfractive au sens strict, mais de phénomènes attendus dont le patient doit être clairement informé en amont de l’opération. C’est précisément ce type de témoignage, fondé sur une expérience vécue, qui permet de compléter les données cliniques par un avis plus personnel et concret.
Le bilan préopératoire : seul fondement d’un avis fiable sur la chirurgie réfractive
Au-delà des témoignages et des retours d’expérience consultés en ligne, le seul avis véritablement déterminant pour un patient reste celui qui découle du bilan préopératoire. Cette étape est incontournable. Elle comprend la mesure de l’épaisseur cornéenne, la topographie, l’évaluation de la surface oculaire et l’analyse du mode de vie du patient. C’est sur cette base que le chirurgien peut poser une indication chirurgicale précise et anticiper la qualité du résultat.
L’éligibilité à une opération laser de la myopie dépend en effet de critères objectifs et mesurables : un défaut visuel stabilisé, une cornée d’épaisseur suffisante et l’absence de pathologie oculaire évolutive font partie des prérequis. Lorsque ces conditions sont réunies, la chirurgie réfractive offre des résultats durables et un niveau de satisfaction parmi les plus élevés de la chirurgie élective.
Lorsqu’elles ne le sont pas, le rôle du chirurgien est aussi de savoir ne pas opérer. Cet avis-là, celui de la prudence, a autant de valeur que l’indication elle-même. C’est cette rigueur dans la sélection des candidats qui explique en grande partie les taux de satisfaction élevés observés en chirurgie réfractive et la rareté des complications sérieuses.










