Sécheresse oculaire : thérapie par Lumière Pulsée Intense

La sécheresse oculaire est un trouble très fréquent qui engendre un inconfort visuel souvent handicapant. Ses origines sont diverses mais son traitement est toujours médical. Dans certains cas, la Lumière Pulsée Intense peut constituer une option supplémentaire au sein du panel de solutions médicales à disposition du praticien.

Traitement de la sécheresse oculaire par Lumière Pulsée Intense : qu’est-ce que c’est ?

Le rôle protecteur des larmes, notamment contre certains facteurs environnementaux (poussière, micro-organismes…), est essentiel.

Néanmoins, pour que le liquide lacrymal remplisse efficacement cette fonction, deux conditions sont nécessaires. Il doit être produit en quantité suffisante et sa composition doit être adéquate.

De ce point de vue-là, la phase lipidique du liquide lacrymal joue un rôle fondamental. En effet, cette portion « grasse » des larmes leur permet d’assurer leur rôle lubrifiant et limite leur évaporation trop rapide.

Lorsque cela n’est pas le cas, une sécheresse oculaire s’installe. Elle induit de nombreux désagréments : temps de lecture réduit, travail devant écran difficile, difficultés à conduire, inconfort visuel global, exposition accrue aux infections ou à des irritations de la cornée etc.

La thérapie par Lumière Pulsée Intense (LPI) peut alors constituer l’une des solutions médicales envisageables. Son but est de stimuler les glandes responsables de la sécrétion de la phase lipidique du liquide lacrymal.

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Bilan de la sécheresse oculaire

Si le vieillissement est la cause la plus fréquente de la sécheresse oculaire, elle peut néanmoins avoir d’autres origines, en particulier certains traitements médicamenteux ou une intervention de chirurgie antérieure (chirurgie réfractive, opération de la cataracte etc.). Certaines pathologies (diabète, troubles thyroïdiens, rosacée, Lupus et autres maladies auto-immunes) peuvent aussi en être la cause. C’est aussi le cas du mode de vie du patient, notamment en termes de tabagisme, d’exposition à la pollution, à la lumière des écrans ou l’utilisation fréquente de la climatisation qui produit un air trop sec.

Le bilan de la sécheresse oculaire chez un ophtalmologiste commence donc par un entretien poussé. Il a pour objectif d’identifier les causes potentielles de la pathologie, de réduire l’exposition aux facteurs déclenchants, de stopper d’éventuels traitements médicaux ou d’en prescrire d’autres en cas de maladies associées.

Par ailleurs, des analyses variées sont réalisées, pour venir compléter le diagnostic. Elles peuvent notamment inclure un examen à la lampe à fente afin de mesurer la hauteur du ménisque lacrymal. Le test de Schrimer est aussi fréquemment pratiqué, pour estimer la production de larmes. Il est réalisé en plaçant des bandes de papier-filtre sous les paupières inférieures pour ensuite mesurer la longueur de papier humidifié en quelques minutes. Pour sa part, le « break up time » est une méthode qui permet d’estimer la stabilité du film lacrymal. La recherche d’éventuelles lésions de surface (kératites), de signes de blépharite (inflammation des paupières) ou d’allergies oculaires, fait aussi partie du diagnostic initial. La cornée est aussi examinée attentivement.

Au final, l’un des buts principaux de cette consultation initiale est de savoir si la sécheresse oculaire est due à une production de larmes insuffisantes et/ou à un défaut de composition chimique.

Dans quels cas avoir recours à la Lumière Pulsée Intense pour traiter la sécheresse oculaire ?

Le meibum est la phase lipidique du liquide lacrymal. Il est fabriqué par les glandes de Meibomius, situées sous les paupières. Le traitement de la sécheresse oculaire par Lumière Pulsée Intense est particulièrement indiqué quand le diagnostic a mis en évidence une production de meibum insuffisante, aboutissant à une évaporation trop rapide du liquide lacrymal. On parle alors de DGM (Dysfonctionnement des Glandes de Meibomius).

Dans certains cas, le traitement par LPI peut aussi être mené à des fins de prévention de la sécheresse oculaire. Notamment, certaines études mettent en avant son efficacité pour prévenir l’installation de la pathologie, en le pratiquant avant et après une intervention chirurgicale de prise en charge de la cataracte.

Il serait néanmoins excessif de considérer la Lumière Pulsée Intense comme une solution unique. Le traitement de la sécheresse oculaire est la plupart du temps multifactoriel : alimentation adaptée, larmes artificielles, réduction de l’exposition à certains facteurs environnementaux, soins aux paupières, homéopathie, collyres… La LPI ne saurait donc pas constituer la seule composante de la prise en charge médicale de la sécheresse oculaire.

Traitement de la sécheresse oculaire par Lumière Pulsée Intense : déroulement d’une séance

Pour stimuler le fonctionnement des glandes de Meibomius par exposition à la LPI, plusieurs séances sont toujours nécessaires, souvent de 3 à 5, espacées de quelques semaines.

Une séance de thérapie par Lumière Pulsée Intense ne nécessite aucune hospitalisation. Elle est réalisée au cabinet du praticien et dure entre 10 et 15 minutes.

Avant de démarrer le traitement, l’équipement utilisé est ajusté en fonction de la pigmentation cutanée du patient. Par ailleurs, les taches sombres, les taches de rousseur et les grains de beauté avoisinants sont souvent recouverts, à des fins de protection. Le patient est aussi équipé de lunettes qui protègent ses yeux.

Après application d’un gel spécifique en grande quantité de chaque côté du visage, le médecin procède sur ces zones aux impulsions de LPI.

En fin de séance, le visage du patient est nettoyé et les zones traitées sont protégées par application d’écran total. A ce titre, le visage doit être tenu à l’abri des rayons solaires pendant 7 jours après chaque séance.

 

Contre-indications au traitement de la sécheresse oculaire par Lumière Pulsée Intense

Il s’agit d’un traitement applicable à la majorité des patients.

Néanmoins, la présence de certaines lésions cutanées sur les zones à traiter ou une hypersensibilité connue de la peau à la lumière, constituent autant de contre-indications.

De même, le principe de précaution force à écarter du traitement les femmes enceintes ou en cours d’allaitement. Il faut aussi éviter de réaliser des séances en cas de forte exposition aux UV ou en cas de prise de traitement photosensibilisant comme la doxycycline. Cet antibiotique est fréquemment donné en cas de rosacée.

Traitement de la sécheresse oculaire par Lumière Pulsée Intense : quels sont les risques ?

De nombreuses études statistiques montrent que le traitement par Lumière Pulsée Intense ne produit pas d’effets secondaires significatifs.

Certains patients se plaignent parfois de désagréments transitoires : légère sensation de brûlure oculaire et rougeurs principalement. Néanmoins, dans la plus grande partie des cas, combiné à d’autres mesures, le traitement de la sécheresse oculaire par LPI permet une réduction symptomatique conséquente. L’effet du traitement dépend de chaque patient et varie de 12 à 24 mois maximum. De séances d’appoint seront à prévoir sur le long terme en fonction de l’évolution et de la réapparition des symptômes.

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